Sommaire et Edito

L’expérience de chacun est le trésor de tous. Gérard de Nerval

Paris, Nice, Barcelone, parce que le contexte actuel pourrait donner l’impression que tout déplacement est un danger, que la liberté de chacun de voyager, de découvrir… bref, d’être en situation de mobilité est com- promise, prenons le contre-pied. Voyager, donner envie de voyager ou développer des compétences pour faire voyager les autres – notre cœur de métier – sont autant de moyens de tenter de limiter la pensée unique et la barbarie que celle-ci peut engendrer.

« Voyager c’est résister », pour reprendre les termes d’Alain Capestan que vous retrouverez dans les pages de ce Stratégos. Même si cette phrase a été prononcée dans un contexte moins guerrier, elle mérite d’être mise en avant dans cet édito car elle résume assez bien notre ligne éditoriale.

Partir en voyage, c’est s’octroyer la liberté de se déplacer pour aller à la recherche d’une multitude d’émotions : la découverte, la rencontre de l’autre, la déconnexion, la fuite, le repos, l’oubli, le changement d’activités, en d’autres termes la fameuse expérience client. Nous explorons le voyage depuis plus de 30 ans et avions envie de rentrer un peu plus dans les coulisses du travel par trois chemins différents qui démontrent la place de l’expérience.

Le premier chemin que nous vous proposons d’emprunter nous est particulièrement cher puisqu’il s’agit d’aller à la rencontre de femmes et d’hommes qui ont fait le choix d’étudier et de travailler dans le travel, animés pour la plupart d’abord par la passion du voyage et les émotions qu’il procure. Ils opèrent aujourd’hui dans des métiers qui les ont fait basculer de l’autre côté et ils nous livrent en toute transparence leurs parcours, leurs quotidiens et leurs perspectives.

Le deuxième chemin nous mène vers ceux qui contribuent à l’expérience client en agissant sur la mobilité. Qu’ils soient transporteurs, agences, tour-opérateurs, éditeurs de solutions, etc., ils veillent à développer une synergie intelligente pour orchestrer le déplacement et au-delà la mobilité.

Le troisième chemin , à travers l’alibi du revenue management, nous rappelle tout simplement que derrière le voyage, il y a une véritable industrie et que toutes  les évolutions qu’elles soient économiques, sociétales, climatiques ou technologiques impactent son fonctionnement. Cela sous-tend dans la pratique du revenue management une ouverture, une stabilité, une agilité. Nous avons dans notre ADN le respect de l’humain, la folle énergie de vouloir aider à faire comprendre le fonctionnement du monde du travel, ses rouages et les chemins qu‘il emprunte.